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Communiqué de presse - Auteur : Ville de Suresnes | Temps de lecture : +/- 2'15" | Le 04/11/2026 15:47
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La Ville poursuit sa mobilisation contre les violences faites aux femmes avec une programmation tout au long du mois de novembre, pour informer, prévenir et favoriser le dialogue, au-delà de la journée internationale du 25 novembre. 

 

« Quand je sors, je veux être libre, pas courageuse »

« Qui ne dit mot ne consent pas »

« Ne protégez pas vos filles, éduquez vos garçons »…

Ces slogans barrent les injonctions habituelles pour leur substituer un message plus direct. Portés par des visages de jeunes Suresnois, dans des visuels épurés en noir et blanc, Suresnes a opté pour une campagne forte afin de dénoncer les violences sexistes et sexuelles.

Première ville des Hauts-de-Seine à avoir signé en 2019 un contrat de mobilisation avec l’Etat contre ces violences, la Ville a prévu pour 2026 un programme d’actions de formation et de sensibilisation articulés autour de plusieurs temps forts. 

Alerter le grand public et les jeunes 

Pour le grand public, le programme prévoit l'avant-première du film L’affaire Marie-Claire de Lauriane Escaffre et Yvo Muller, le mardi 3 novembre à 19h au cinéma Le Capitole. Un débat sur la prise en charge des femmes victimes de la soumission chimique et du viol ordinaire se tiendra par ailleurs à la salle des fêtes le jeudi 26 novembre de 9h à 12h30. Des spécialistes de la santé, de la justice, des forces de l’ordre et de l’accompagnement des victimes y répondront aux questions du grand public et des professionnels.  

Pour les jeunes, l'exposition « Lutter contre les cyberviolences sexistes et sexuelles » conçue par le Centre Hubertine Auclert circulera dans les maisons de quartiers et les espaces-jeunes. Une  journée de théâtre-forum avec la Compagnie NAJE (N’abandonnons jamais l’espoir) sera proposée aux établissements scolaires suresnois  tout le long du mois autour des violences sexistes et sexuelles, du masculinisme, de la pornographie et de la prostitution. Le mouvement du Nid animera des sessions d’échanges avec des collégiens et lycéens. 

Protéger et accompagner les victimes

« La Ville se mobilise à tous les niveaux pour prévenir, protéger et accompagner. Car derrière chaque statistique, il y a une femme, une fille, une vie, un parcours qui doit pouvoir être reconstruit dans la sécurité et la dignité » rappelle Nassera Hamza, adjointe au maire, déléguée à l’Egalité femmes-hommes,

A Suresnes, cela passe par des ressources de proximité comme le Point Justice, qui accompagne gratuitement et anonymement les victimes, et par des mesures concrètes de sécurisation de l’espace public. L'amélioration de l’éclairage réduit ainsi les zones d’ombre et les situations anxiogènes : 61 % des lampadaires suresnois sont désormais équipés d’un système de modulation contre 50% en 2024, ce qui favorise l’appropriation de l’espace public par toutes et tous, en limitant le sentiment d’insécurité.

Pour garantir la mise en sécurité immédiate des victimes, la Ville maintient également plusieurs outils d'urgence : des « bons taxis » qui offrent une prise en charge gratuite des trajets vers les centres médico-légaux pour les femmes victimes de violences et des bons « nuitées d'hôtel » pour une mise à l'abri temporaire des victimes de violences sexistes et sexuelles.

Un banc rouge, inspiré de la notion italienne de Panchina Rossa, symbole international de lutte contre les violences faites aux femmes et plus particulièrement contre les féminicides, sera prochainement installé en plein centre ville, devant la Poste. Peint par une équipe de jeunes de l'ASD (Association Suresnes Défense), il affichera le numéro d'urgence gratuit et anonyme 3919 pour dénoncer toute forme de violence, que l'on soit victime ou témoin. 

 

 

 

 

 

Nathalie Conte
Chargée des relations presse
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Cyril Morteveille
Directeur de la communication
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