"Une motion de censure et après ?
La dissolution de l’Assemblée Nationale décidée par le Président Macron au soir des élections Européennes a plongé la France dans un profond flottement politique.
De longs mois ont été dilapidés à rechercher l’homme ou la femme providentiel(le) au lieu de s’attacher à définir une vraie méthodologie dans une Assemblée Nationale qui compte désormais 3 composantes de force quasi égales.
Voilà donc l’Assemblée face à la difficulté de mettre en œuvre des compromis, certains parlementaires étant toujours enfermés dans des postures purement politiques. Quand certains comprendront-ils que se permettre toutes les outrances à Paris, ce n’est pas répondre concrètement aux aspirations de nos concitoyens ?
Après 2 ans de crise COVID, puis 2 ans de crise de l’énergie et de baisse du pouvoir d’achat, peut-on réellement penser qu’il faut ajouter du chaos politique à l’instabilité ambiante ?
A l’heure du vote du budget dans les deux Assemblées, adopter une motion de censure, si elle devait être votée avec le RN, devrait rester une ligne rouge infranchissable pour la gauche progressiste.
J’appelle cette gauche qui est la mienne, à prendre un peu de hauteur et toute la mesure de la responsabilité qu’elle porterait à être complice d’une telle mascarade. Il y a nos engagements politiques et nous ne partageons rien avec le Premier Ministre, Michel Barnier. Il y a notre responsabilité d’élus et l’intérêt général qui sont bien supérieurs. Il y a les Français qui attendent, qui souffrent et ont besoin de retrouver confiance dans l’avenir. Il y a les collectivités qui doivent assurer la continuité de leurs missions de services publics. Il y a un budget à voter pour la France et les Français.
Nous n’avons pas les moyens de jouer avec le détonateur."
Christine TEQUI
Présidente du Conseil Départemental de l’Ariège