Chaque année, à l’abord ou au cœur de l’été, les usagers se questionnent sur la présence de gravillons sur les routes. Il existe bien une raison (technique) à cela.
Le réseau routier du canton du Val d’Ariège, notamment Arrabaux pour la RD 401, L’Herm pour les RD1 et RD 101, Pradières sur la RD 201, ont récemment fait l’objet d’un suivi périodique annuel. Une constante : une année 1 consacrée à la suppression des déformations, une année 2 au cours de laquelle sera assurée l’étanchéité de la chaussée.
Pour les communes citée de la vallée de l’Asle, les services de routes du Département viennent de réaliser cette première phase de l’opération consistant à réparer les déformations de la chaussée. Cette « préparation du support » consiste aussi à faciliter l’écoulement des eaux pluviales, principale cause de dégradations des voies.
Les matériaux employés pour ce type de travaux sont généralement des graves non traitées scellées par un enduit constitué de liant et de gravillons ou encore, des graves enrobées d’émulsion de bitume qui peuvent durant un temps ressembler à un béton bitumineux (tapis d’enrobé).
A l’issue de cette première phase, la route fait l’objet d’une surveillance par nos agents pendant l’année qui suit, mais la plus grande prudence reste de mise.
indique un responsable de la gestion du réseau routier départemental.
Durant une année dite de « murissement » les solvants et autres corps gras contenus dans les matériaux s’évaporent, avant que la chaussée soit recouverte d’un enduit superficiel d’usure qui rendra le tout étanche : c’est la phase 2, la plus importante pour la pérennité de la route.
En effet, pour les sections concernées des communes d’Arrabaux, L’Herm et Pradières, les matériaux appliqués ces dernières semaines ne pourront durer sans avoir été revêtus par cet enduit l’an prochain. Cette seconde phase est en cours de réalisation sur la commune de Val-de-Sos.
Composé d’un liant et de gravillons, il viendra rendre la chaussée étanche et permettra l’adhérence des véhicules. La présence de gravillons sur un support neuf et lisse qui semblait n’avoir besoin de rien, peut parfois surprendre les usagers.
Le liant répandu sur la chaussée viendra créer une membrane souple servant à étancher le corps de chaussée, il permettra également de stabiliser les granulats.
Les gravillons quant à eux, permettront de restaurer les caractéristiques de la couche de roulement, principalement l’adhérence des véhicules sur la chaussée. Un balayage des rejets par aspiration sera réalisé quelques jours plus tard, uniquement lorsque la circulation aura permis la mise en place définitive des gravillons.
Cette technique, dont la réussite dépend de nombreux facteurs, permet de restaurer les chaussées les plus souples contrairement à un béton bitumineux (enrobé) qui sera réservé aux chaussées les plus rigides. Il ne s’agit donc pas d’un entretien au rabais des routes secondaires.
Ces opérations requièrent des températures élevées, c’est pourquoi elles se déroulent généralement entre la mie avril au plus tôt, et jusqu’à début octobre au plus tard.
Les services des routes identifient régulièrement les besoins de façon à ce que chaque route fasse l’objet d’un renouvellement des couches de surface au minimum tous les quinze ans.
Les chiffres des Routes Départementales de l'Ariège :
6 000 tonnes de matériaux bitumineux sont répandues dans le cadre de la préparation
100 000 m2 traités par le Parc matériel et travaux et les Centres des Routes Départementales
19 centres d’interventions répartis sur
4 districts
2670 km de routes départementales
dont 484 km sont situés à plus de 800 m d’altitude