Présent en bureau de la Métropole et en Conseil de l’institution la semaine dernière, le Maire de Lormont a présenté son projet de ponts levants, permettant de désengorger la métropole. Positionnés au nord et au sud de la ville, ces derniers faciliteraient l’accès aux zones d’activités extérieures pour les poids lourds et automobilistes sortant de la rocade. Un projet d’actualité qui fait suite au débat sur la mise en place d’un métro à Bordeaux.
Un projet économiquement viable
Jean Touzeau envisage un premier pont reliant la zone portuaire de Bassens à la zone d’activités de Bordeaux Lac favorisant ainsi le trafic en direction de Bruges et Blanquefort. Celui-ci serait réalisé hors zone habitée et périmètre Unesco, sur des axes déjà existants, ce qui n’engendrerait donc pas de coût supplémentaire relatif au traitement architectural. Le raccordement à des axes existants est gage de court terme et de cohérence dans le schéma de déplacement.
Autour du constat que la rocade sert à irriguer l’intérieur de la métropole mais également l’extérieur, l’un des enjeux majeurs est d’alléger ces flux qui empruntent la rocade pour desservir des zones à l’extérieur de celle-ci (faute d’accès autre que par la rocade).
Plusieurs opportunités viennent abonder la pertinence d’une telle proposition : la régionalisation du port autonome avec une capacité nouvelle à porter ce projet, le développement nécessaire des transports en commun dans les zones d’activités, la nécessité d’une meilleure desserte de structures telles que le stade Matmut Atlantique et le Parc des Expositions, la reconversion du site Ford à Blanquefort dont l’accessibilité sera un enjeu.
Le second pont, quant à lui, assurerait la liaison sud de la ville, toujours dans le but de fluidifier la rocade bordelaise de flux ne pénétrant pas dans la métropole.
Le Maire de Lormont a déjà reçu le soutien du Président du Département, Jean-Luc Gleyze, qui voit notamment dans ce projet, l’occasion de relier les territoires périurbains entre eux. Jean Touzeau demande à la Métropole de lancer des études sur ces propositions en y associant les autres collectivités qui ont un intérêt certain dans leur politique territoriale.
Le coût estimé pour la construction du premier pont levant serait de l’ordre de 100 à 150 millions d’euros, pour une réalisation en 5 ans.